Accueil
 
Informations
produits
Fil de
l'actualité
 
Contact


Mot exact - Oui Non
Tous les mots
Au moins 1 mot
Votre panier

Vous avez un site, faites
un lien vers notre site, et
gagnez de l'argent.

Devenir Partenaire

Notre charte

La maison de l'écologie propos des produits écologiques qui ont été sélectionnés pour leur qualité et parce qu'ils causent le minimum de dégâts à l'environnement tant à la fabrication qu'à l'usage.






27-07-2005

OGM, une progression planétaire exponentielle

Les plantes, modifiées génétiquement et commercialisées sur l'ensemble de la planète, vont fêter leurs 10 ans cette année. En France, malgré des autorités (de gauche comme de droite) qui ne sont pas franchement opposées aux OGM, la résistance d'une partie du milieu agricole et associatif fait que les OGM restent non-desirata dans l'hexagone. A l'inverse, au niveau mondial, en dix années de commercialisation, les OGM ont fait une percée remarquable et, sur les 1,5 milliard d'hectares de terres cultivées, ils s'en octroient 81 millions.

Si ce chiffre apparaît faible, il ne faut pas oublier qu'il est obtenu avec seulement 4 plantes transgéniques (coton, colza, maïs et soja). Ainsi, 56 % de la superficie mondiale de soja est cultivée à partir d'OGM, le maïs transgénique parvient à 14 % des surfaces dédiées à cette culture, le coton modifié génétiquement atteint 28 %, tandis que 19 % des cultures de colza sont des OGM. Par ailleurs, localement, certains pays sont d'ores et déjà quasiment entièrement passés au 100 % OGM :
- En Argentine, 98 % du soja et 55 % du maïs cultivés sont des OGM ;
- 66 % du coton chinois provient de plantations transgéniques ;
- en Afrique du sud, les productions de soja et de coton sont respectivement issues à 50 et 85 % d'OGM.
Pour prendre conscience de l'importance de ces chiffres, il est nécessaire de garder à l'esprit le fait que les premières variétés n'ont été commercialisées qu'en 1995 et que d'ici 2010, la croissance de ce marché devrait faire que plus de 150 millions d'hectares serviront de support à des cultures d'OGM, menées par près de 15 millions d'agriculteurs (8,7 millions actuellement).
Enfin, au-delà des chiffres, les OGM c'est la privatisation du vivant et des agriculteurs dépossédés de leur propre production semencière.

Economiquement, en 2004, le marché des plantes modifiées génétiquement a atteint une valeur de 4,7 milliards de dollars à comparer aux 30 milliards de dollars du marché global des semences. Le potentiel à venir est très important, puisque selon une étude australienne, à l'horizon 2015 il est possible d'envisager un bénéfice de 210 milliards de dollars de l'ensemble du secteur, avec notamment des gains de productivité de 10 % dans les pays aux revenus élevés/moyens et de 20 % dans les pays à faibles revenus.
L'avenir des OGM se jouera aussi, très vraisemblablement, en Chine. Ce pays devrait devenir rapidement un des chefs de file mondiaux dans les biotechnologies, ses dirigeants politiques estimant inacceptable le fait d'être dépendant des technologies importées pour l'alimentation humaine, animale et l’approvisionnement en fibre pour le textile. Côté consommateurs, la très vraisemblable adoption du riz transgénique, par la Chine, aura un impact majeur sur l’acceptation des plantes biotechnologiques pour l’alimentation humaine et animale, non seulement sur le continent asiatique mais aussi dans le monde entier.
Pascal Farcy

Source Univers Nature / S'abonner pour recevoir les articles par mail

 
Les prix sont en TTC (toutes taxes comprises). Les photos et documents
ne sont pas contractuels et ne peuvent engager notre responsabilité.
=> Accueil => Boutique => Fil d'infos => Abonnement lettre d'information => Conditions de vente => Contact