15-06-2007 |
Pêche au thon : les avions de repérage sont toujours actifs |
Les ministres européens de la pêche viennent à peine d’adopter un timide plan pour tenter, officiellement, de sauver les thons rouges, que l’équipage du Rainbow Warrior de Greenpeace constate, au large des eaux libyennes, la présence d’avions de repérage des bancs de thons. Trois thoniers italiens, le Ligny Primo, le Maria Antonietta et le Luca Maria ont ainsi été surpris, hier, en train de pêcher avec l’assistance de 4 avions, alors que cette pratique est proscrite par la nouvelle réglementation entrée en vigueur le 13 juin.
Alors que les bateaux européens sont les principaux responsables de la pêche illégale au thon, pour François Provost, de Greenpeace, 'Si la Commission européenne n’est pas en mesure de contrôler la mise en application d’une réglementation qu’elle a juste adoptée, il faut qu’elle ferme la pêcherie et que les Etats membres rappellent leurs bateaux !'.
Rappelons que, alors que les tonnages déjà prélevés correspondent aux recommandations des scientifiques, les politiques ont arrêté des quotas 2 fois supérieurs pour la saison en cours (29 500 tonnes). De plus, comme cela ne suffisait apparemment pas, ils sont revenus sur la limite de capture à 30 kg, alors que le thon ne se reproduit généralement qu’à partir d’un poids de 50 kg.
Aujourd’hui, malgré ces concessions qui n’ont rien de durable pour les thons et les pêcheurs, le déficit de contrôle en mer perdure. De même, alors que la pêche sera officiellement close le 30 juin, que feront les gouvernements français et italien, principalement concernés par le dossier, si les pêcheurs continuent à pêcher ? Iront-ils à l’épreuve de force avec cette minorité du monde de la pêche, ou préféreront-ils payer l’amende que ne manqueront pas de leur infliger les autorités européennes, comme en 2005 ?
Alex Belvoit
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