18-09-2007 |
Bouygues et Vinci s’unissent pour isoler Tchernobyl |
Ce n’est un secret pour personne, la carapace de béton, qui a été construite autour du réacteur numéro 4 de Tchernobyl, est de plus en plus en mauvais état. Bâtie à la hâte en 1986 après la catastrophe nucléaire, de nombreuses fissures la parsèment et, 20 ans après, la menace de son effondrement est réelle quand 200 tonnes de magma radioactif s’y trouvent encore…
Toutefois, alors que les discussions traînaient en longueur pour la réalisation d’une nouvelle coque de confinement, les sociétés Bouygues et Vinci ont annoncé hier qu’elles venaient de remporter le marché de son confinement. Dès lors une course contre la montre doit s’engager pour voir le chantier démarrer dès octobre 2007 et s’achever théoriquement dans 4 ans et demi. A cette date, le réacteur numéro 4 et sa coque actuelle seront isolés du monde extérieur par un ouvrage en forme d’arche de 105 m de haut, 150 m de long pour une portée de 257 m.
Ce nouveau sarcophage doit permettre d’assurer le démantèlement à venir de l’ancienne coque de protection et des ruines du réacteur qui a explosé le 26 avril 1986. A ce titre, une ventilation spécifique sera mise en place afin d’empêcher la diffusion des particules radioactives dans l’environnement. L’arche sera assemblée dans une zone spécialement aménagée à l’écart du réacteur accidenté, et sera glissée sur des rails pour venir coiffer le sarcophage existant, normalement sans intervention humaine. Vue de la centrale nucléaire de Tchernobyl depuis la ville de Pripyat
Concernant les personnels (1) qui travailleront sur le site, selon Bouygues et Vinci, tous devraient être munis d’équipements de sécurité (tenue d’intervention, protection des voies respiratoires, dosimètre mesurant la radioactivité…) et 'bénéficier' d’un suivi médical régulier. Par ailleurs, des mesures de surveillance du site (radioactivité et contamination atmosphérique) seront assurées en permanence.
Ces mesures doivent permettre d’éviter un nouveau drame. A l’époque, environ 600 000 personnes étaient venues de toute l’ex-URSS pour nettoyer/'sécuriser' le site, sans aucune protection contre la radioactivité.
Pascal Farcy Photo © Jason Minshull 1- 900 personnes seront mobilisées sur le chantier au plus fort des travaux
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