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LA OUATE DE CELLULOSE comme ÉCOMATÉRIAU.

La ouate de cellulose, un très bon compromis technique, économique et environnemental.

Fabrication

La ouate de cellulose provient du papier recyclé, obtenu à partir de journaux non utilisés, de chutesde papiers neufs d'imprimerie ou encore de boues papetières. Le papier est défribré et réduit en flocons puis stabilisé par incorporation de divers agents de texture et ignifugeant variables selon les fabricants: gypse, sels de bore; sels de sodium, de calcium, bauxite, phosphate d'ammonium.

Plusieurs usines de production sont implantées sur le territoire français. La matière première provient le plus souvent de la même région que l'entreprise.

Considérée comme l’un des meilleurs produits isolants écologiques du marché, la ouate de cellulose composée principalement de papier journal recyclé, offre un pouvoir isolant équivalent aux laines minérales. En revanche, afin d’obtenir une performance thermique identique, l'épaisseur de fibre de cellulose doit être plus conséquente que pour une laine minérale. Compter 16 cm de laine minérale pour 20 cm de ouate de cellulose. L'avantage de la ouate de cellulose, c'est qu'elle permet une isolation thermique optimale hiver comme été.

Peu d'énergie à la fabrication!
A noter également que l’énergie primaire utilisée pour sa fabrication est beaucoup plus faible que celle utilisée pour la fabrication de la laine de verre, avantage écologique non négligeable. Les études menées par les Points Informations Energie (PIE) de l'Ademe, établissent qu'il faut 6 kWh pour produire de la ouate de cellulose et de 150 à 250 kWh pour une quantité équivalente de laine de verre.

La ouate de cellulose offre des qualités de forte résistance au feu, aux insectes et aux moisissures avec l'ajout du sel de bore, adjuvant naturel, malgré son classement CMR catégorie 2.

En effet le sel de bore, extrait de carrières d'Amérique du Nord, est un minéral présent à l'état naturel dans le sol, l'eau et les aliments. Il tue (par inhalation ou absorption) les bactéries contenues dans l'estomac des termites ou des larves xylophages, les empêchant de digérer ou de transformer la matière pour élimination.

Le sel de bore peut également servir à traiter le bois contre les xylophages et les champignons lignivores. Le sel de bore est un excellent  répulsif et empêche les insectes de pondre sur un bois préalablement traité au sel de bore.
En contact avec une chaleur intense, le sel de bore libère des molécules d'eau et carbonise instantanément la surface du bois ou de la cellulose en contact avec la chaleur.
En résumé, le sel de bore est un excellent fongicide, répulsif d'insecte et de champignons. S’élimine facilement à l'eau chaude. retarde la propagation du feu.

Bonne effusivité thermique. La ouate de cellulose a également la faculté de créer un grand déphasage. Le déphasage est le décalage entre le moment où le matériau est soumis à une source de chaleur et le moment où il restitue la chaleur de l'autre coté du matériau. En faisant varier l'épaisseur du matériau, on fait varier le déphasage. Plus un matériau est isolant plus il déphase. C'est logique car la chaleur se déplace lentement dans celui-ci. Cet avantage permet donc de limiter les surchauffes dans l'habitat l'été. La chaleur met environ trois heures pour traverser une laine minérale alors qu'elle met jusqu'à quinze heures avec la ouate de cellulose. C'est pour cela que cette fibre est considérée comme l'isolant résistant le mieux aux aléas climatiques. Avec un tel déphasage, la chaleur n'arrive à l'intérieur de l'habitation qu'en fin de journée au moment où il fait plus frais.


Mise en oeuvre

Concernant la pose de la ouate de cellulose, tout comme pour celle de laines minérales connues pour être irritantes au niveau cutané et respiratoire, une protection est préférable car même si les particules de la cellulose ne sont pas aussi fines que celles de la laine de verre, elles peuvent néanmoins provoquer des inflammations pulmonaires lors de la pose, mais dans une proportion sans commune mesure avec les fibres minérales. La pose de ouate de cellulose en vrac dégage une grande quantité de poussière et nécessite la mise en place de caissons étanches. Sur le long terme, l’utilisation en vrac des flocons est prédisposée à des tassements.

Projection

Les flocons de ouate de cellulose sont projetés à l'état humide (sous pression) afin de tenir sur des surfaces verticales et sont ensuite nivelés puis recouverts du panneau de finition (placoplâtre, bois ...). Certaines entreprises utilisent un liant mais il est possible d'utiliser uniquement de l'eau. Avec cette méthode, et pour une bonne isolation, l’épaisseur de l’isolant doit être comprise entre 10 et 20 centimètres pour les murs. L’idéal est d’installer au moins 20 centimètres pour une densité de 42 kg/m3. Cette méthode requiert l’installation de caissons. Le matériau est ensuite recouvert d’un frein-vapeur pour éviter l'accumulation d'humidité dans les parois. Pour des raisons esthétiques et notamment conserver des poutres ou chevrons apparents, les flocons de ouate de cellulose peuvent aussi être projetés humides sur l’extérieur de la toiture.

L'épandage à air libre ou soufflage

Les flocons de ouate de cellulose sont déposés par épandage à air libre ou soufflé à l’aide d’une machine afin de procéder à un remplissage complet, sur des surfaces horizontales tel que les combles.  Le soufflage permet aussi d'isoler les faux plafonds et la dalle existante.

L'injection

Méthode utilisée pour toutes les surfaces à isoler, tels que les toits, sous plafonds, murs, planchers. Cette méthode nécessite l'installation de caissons avant injection de la ouate de cellulose. En toiture, pour éviter le tassement par gravité, la ouate de cellulose est injectée sous pression : 25 cm d'isolant au minimum sont indispensables, l'idéal étant de poser 30 cm (densité minimum : 45-60 kg/m3; conseillé: 50-65 kg /m3). Au sol, 20 centimètres de ouate de cellulose est indispensable pour une densité de 32 kg/m3.

Les panneaux semi-rigides

Les panneaux semi-rigides disposent de caractéristiques identiques à la ouate de cellulose en vrac, pour ce qui est de leur résistance thermique, ainsi qu’au feu et aux insectes. Pour certains spécialistes, les panneaux montrent une meilleure résistance au tassement dans le temps. Les panneaux semi-rigides peuvent être disposés entre les chevrons d’une toiture et d’un plancher ou les montants d’une cloison. La conductivité thermique de la ouate de cellulose en panneaux semi-rigides est de 0,040 W/m.K, la même que pour la ouate de cellulose en vrac. La densité varie de 70 à 100 kg/m³. Les panneaux sont vendus au format 1,20 m x 0,625. Il existe cinq épaisseurs de panneaux allant de 30 mm à 180 mm.